Un Trek dans les Pyrénées

Voici le récit d’une aventure extraordinaire que mon amie Cathy a vécu en juillet 2016. Cathy a vécu cette aventure, non pas entre copines, mais au sein d’un groupe de randonneurs qu’elle ne connaissait pas jusque-là. Ainsi, je souhaiterais vous faire vivre au travers de nos mots, cette aventure à la fois sportive et humaine.
En écrivant cet article, j’ai mesuré l’intensité des sentiments qui a animé mon aventurière d’amie. Et la confiance qu’elle m’a accordée en me confiant son carnet de voyage.
Au travers de nos mots, je vous propose donc de suivre ses pas dans ce trek dans les Pyrénées, plus exactement dans l’Ordesa, Colorado pyrénéen.

L'itinéraire
L’itinéraire

L’organisation du Trek :

Ce séjour itinérant de 7 jours a été organisé par LA BALAGUERE, un voyagiste implanté dans les Pyrénées et spécialisé dans les voyages à pied.

http://www.labalaguere.com
Membre fondateur d’ « Agir pour un tourisme responsable », la Balaguère véhicule des valeurs basées notamment sur le respect et la solidarité.
Avant le départ, Cathy a reçu un programme complet du périple (chaque étape est détaillée) ainsi que des informations pratiques telles que :

des conseils pour le choix des équipements à acheter (sac à dos, chaussures, …)
une liste des vêtements à emporter
une liste des produits pour une trousse à pharmacie idéale

bagage

Les étapes du Trek :

Jour 1
Après avoir rejoint ces compagnons de route, Cathy et le groupe ont rejoint Gavarnie avec au programme de cette première journée, les cols des Tentes (2208 m), du Boucharo avant de rejoindre le refuge de Burajuelo pour y passer la première nuit.
Cette première randonnée de quatre heures a donné le ton  du trek mais aussi les premières courbatures.

Bujaruelo
Bujaruelo

Jour 2
Après le transfert vers le parc d’Ordesa, le groupe a emprunté le chemin des Chasseurs duquel on domine le canyon et contemple le cirque de Cotatuero. Après une marche de sept heures, les randonneurs ont rejoint le gîte de Nèrin où un délicieux repas les attendait.

Le dortoir de Goriz
Le dortoir de Goriz

 Jour 3
Départ pour une randonnée de 7 heures vers les Monts Perdu et Montodo qui offrent un spectacle magnifique.
En ce troisième jour du trek, un des membres du groupe a arrêté l’aventure. La solidarité ayant fait son petit bout de chemin, ce compagnon de route a gentiment légué ces bâtons et son camel bag à notre aventurière.

La Vire des fleurs
La Vire des fleurs

Jour 4
L’ascension du Mont Perdu étant impossible (trop de neige), le groupe s’est dirigé vers la Vire des fleurs, un parcours au milieu des izards, des marmottes et des névés avec une vue imprenable sur la brèche de Roland.

La traversée des névés en crampons
La traversée des névés en crampons

Jour 5
Equipés de crampons, les randonneurs ont débuté l’ascension du Taillon à plus de 3000 mètres d’altitude. Le passage de la brèche de Roland s’est fait dans le brouillard, avant de redescendre vers le refuge.

La brèche de Roland se referme
La brèche de Roland se referme

Jours 6-7
La descente vers le cirque de Gavarnie s’est faite avec le retour du soleil. Mais afin de ne pas subir violemment le retour vers la civilisation, la descente vers le village s’est faite par la forêt loin des touristes qui eux empruntent le chemin principal.

Le Canyon d'ordesa
Le Canyon d’ordesa

Voilà donc le long chemin parcouru par mon amie. Vivre cette expérience au travers de ses mots a été bouleversant. Je suis tellement admirative de l’exploit qu’elle a réussi à accomplir, tellement fière du chemin qu’elle a parcouru.
Au travers de son regard, j’ai pu mesurer ce qu’une telle expérience peut apporter. Réussissant à faire abstraction de la souffrance physique pourtant bien présente, notre aventurière a pu se confronter à la force des grands espaces. Ce retour à l’essentiel s’est aussi soldé par l’apprentissage d’une vie en communauté avec des étrangers. Si au départ de l’aventure, chacun suivait son chemin, au fil des sentiers, le groupe a trouvé son rythme et est devenu solidaire jusqu’à ce que les pas de chacun empruntent la même direction.
Se laisser guider dans une vie où l’on gère bien plus que l’essentiel fut aussi une des forces d’une telle expérience. Et le silence rencontré à bien des moments fit aussi partie des trésors de bien-être rencontrés sur les sommets.

Si une telle aventure vous tente, j’espère que ces mots vous auront aidés à franchir le pas. Et n’oubliez pas :

CARPE DIEM 

Canyon d' Anisco
Canyon d’ Anisco

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